Au fil des temps, le festival de cinéma de Ouagadougou a acquis une notoriété hors du commun. Le FESPACO est devenu de nos jours le plus grand rendez-vous du cinéma africain.
À l’occasion de la célébration de cette 29ième édition, un vibrant hommage est rendu à un « fabricant de stars » Ibrahim SYLLA, arraché à notre affection il y’a plus d’une dizaine d’années.
Ce mardi 25 février, au chapiteau MICA de projection à la carte au siège du FESPACO, un film documentaire de Mamadou SAMASSA a fait revivre les grandes réalisations discographiques de ce génie de la musique africaine. Basée sur des témoignages émouvants d’ artistes- musiciens, de producteurs et d’hommes de culture, l’œuvre filmique retrace le génie discographique d’ Ibrahim SYLLA, la légende.
A travers « Syllart Productions » l’artiste a bercé tout le continent africain et le monde par des sonorités musicales captivantes.
De sa naissance en 1956 jusqu’à son décès en 2013 , Ibrahima SYLLA ; le Fondateur de Jaambars (les guerriers en wolof) en 1978 devenue Syllart Productions en 1981 a été le père-fondateur des courants musicaux des années 80 à 2000 ; tels le Mandingo , le Soukous (Pépé Kallé et Kanda Bongo Man) , l’Afro zouk, le zouk mandingue… etc..
Ces compositions musicales qui ont fait danser tout le continent africain, avant que la création de son « Latine Orchestra », Africando en 1993 ne vienne lui donner une stature internationale, en dominant les charts US pendant de longues semaines.
Ibrahim SYLLA , ce créateur de talents totalise dans son « tableau de chasse » des stars comme Youssou N’Dour, Baba Maal, Oumou Sangaré et surtout le « génie » de la musique Africaine, Salif KEITA dont le titre « Soro » sorti en 1987 étendra le nom de son label au-delà du continent.
Ibrahim SYLLA aura vécu sa passion de la musique jusqu’au bout de sa pensée artistique et le moins que l’on puisse dire est que l’héritage est bien gardé dans les mains de sa fille.
C’est à cet homme de culture vivante et vivifiante qu’un biopic est consacré lors de la présente biennale, une invitation à la nostalgie de nos belles années, mais aussi de résilience en ces moments difficiles.
Et oui! la musique aussi est une arme redoutable contre l’aliénation culturelle.
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