À l’instar de la communauté internationale, le Burkina Faso célèbre en différé, ce 12 octobre 2026, la 15e édition de la Journée Internationale de la Jeune Fille.
Instituée par la Résolution 66/170 du 19 décembre 2011 des Nations Unies, cette journée vise à reconnaître les droits des filles et à mettre en lumière les défis auxquels elles sont confrontées.
À cette occasion, je tiens à rendre un vibrant hommage à l’ensemble des acteurs qui œuvrent sans relâche pour le bien-être des femmes en général et des jeunes filles en particulier. Cette célébration constitue une opportunité de réaffirmer notre engagement collectif en faveur de la protection, de l’épanouissement et de l’autonomisation de la jeune fille.
Le thème retenu cette année : « Mentorat et compétences de vie courante : leviers d’autonomisation de la jeune fille » nous interpelle sur la nécessité d’accompagner davantage les jeunes filles dans la construction de leur avenir et dans l’affirmation pleine de leur rôle au sein de la société.
Pour ce faire, elles ont besoin non seulement d’accéder à l’éducation et à la formation, mais également d’être accompagnées, orientées, écoutées et encouragées.
En effet, la jeune fille demeure confrontée à de nombreux défis, notamment les inégalités entre les sexes, les mariages et grossesses précoces, les Violences Basées sur le Genre, la déscolarisation ainsi que les difficultés d’accès aux ressources. Ces obstacles limitent sa capacité à prendre des décisions éclairées, compromettent son avenir et réduisent ses possibilités d’autonomisation.
Ainsi, pour mieux accompagner l’éducation et l’épanouissement des jeunes filles, le renforcement des compétences de vie courante et le mentorat constituent des mécanismes essentiels. Ils permettent de développer des aptitudes indispensables telles que la communication, la prise de décisions responsables, la gestion des difficultés, la préservation de la santé, la gestion des ressources et l’adaptation aux changements. Ces compétences contribuent à faire de la jeune fille une véritable actrice de son propre destin.
De même, le partage d’expériences avec des personnes ressources, des modèles inspirants et des mentors engagés permet aux jeunes filles de développer leur confiance en elles, de mieux connaître leurs droits, d’identifier leurs potentialités et de se projeter avec sérénité vers l’avenir.
Dans le contexte actuel de notre pays, marqué par de nombreux défis, investir dans la jeune fille revient à investir dans la résilience de nos familles, la cohésion de nos communautés et le développement de notre Nation.
Une jeune fille instruite, confiante, compétente et autonome constitue une force pour le Burkina Faso d’aujourd’hui et de demain.
C’est pourquoi, j’en appelle à la mobilisation de l’ensemble des acteurs œuvrant pour le bien-être des jeunes filles afin de renforcer davantage les actions en faveur du développement de leurs capacités et de leur autonomisation.
Jeunes filles du Burkina Faso, vous êtes porteuses de talents, d’espoir et d’avenir. Croyez en vos capacités, cultivez vos compétences, osez entreprendre et rêvez grand.
Votre avenir n’est pas défini par les limites que la société peut vous imposer, mais par vos capacités, vos efforts et les opportunités qui s’offrent à vous.
Ensemble, faisons du mentorat et de la transmission des compétences de vie courante une priorité dans l’accompagnement de nos filles pour la construction d’un Burkina Faso plus solidaire, plus résilient et plus prospère.
Que Dieu bénisse notre chère Patrie.
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons !
Lieutenant-Colonel Passowendé Pélagie KABORE
Officier de l’Ordre de l’Étalon





