
(Ouagadougou, 19 janvier 2026)
Une équipe gouvernementale conduite par le Chef de la diplomatie burkinabè était en séance de travail avec la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité (CAEDS) de l’Assemblée Législative de Transition, les vendredi 15 et lundi 19 janvier 2026.
Accompagné du ministre en charge de l’Energie monsieur Yacouba Zabré GOUBA et du ministre délégué Madame Bêbgnansgnan Stella Eldine KABRE/KABORE, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE a été auditionné par les membres de ladite Commission sur deux projets de loi.
Le premier concerne, le projet de loi portant autorisation d’adhésion à la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, adopté le 21 mai 1963.
Cette Convention met en exergue la responsabilité de l’Etat, porteur d’un projet nucléaire, face aux dommages que cela pourrait engendrer, même si toutes les conditions sont prévues pour minimiser au maximum les risques et autres accidents, selon les explications que le ministre TRAORE a données aux membres de la CAEDS.
Selon lui, l’adhésion à cet instrument est l’un des préalables obligatoires pour les pays qui ont des programmes électronucléaires.
« Il est important que chaque pays puisse, du point de vue règlementaire et juridique, adopter un certain nombre de documents, pour rassurer l’opinion internationale que toutes les conditions sont réunies pour avancer vers la phase opérationnelle », a-t-il ajouté.
La seconde audition a porté sur un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord portant création de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques, signé le 23 novembre 2012 à Prétoria.
Il s’agit d’un instrument panafricain destiné à accompagner les Etats africains parties de la Convention, à mieux traiter les questions de gestion de risques causés par les catastrophes naturelles.
« La ratification de cet Accord permettra au Burkina Faso non seulement d’adhérer formellement à cet instrument, mais aussi de bénéficier de l’appui de la Mutuelle en matière de mobilisation des ressources dans le temps, de planification, de gestion et de prise en charge de certaines questions dans le domaine de la santé comme les épidémies», a soutenu SEM Karamoko Jean Marie TRAORE.
Après les échanges et au regard de l’intérêt pour le Burkina Faso d’adhérer à ces deux instruments internationaux, la CAEDS a jugé nécessaire de donner son accord pour que les projets de loi soient présentés à la Représentation nationale.
Elle a par ailleurs invité le gouvernement à diligenter la ratification de ces Conventions nécessaires à l’aboutissement des projets en la matière et pour le bien-être du peuple burkinabè.

DCRP/MAE





